STRACES : détecter les polluants, même à l’état de traces PDF Imprimer Envoyer

THEME 5 : ENVIRONNEMENT ET AMENAGEMENT DU LITTORAL

Eaux de mer, eaux souterraines, eaux de surface contiennent des produits chimiques dissous qu’il faut surveiller. La Directive Cadre sur l’Eau et les futures directives sur les eaux souterraines ou les sols qui visent la reconquête de la qualité écologique et chimique des milieux aquatiques nécessitent la mise en œuvre d’outils performants pour traquer les polluants, même à l’état de traces. Pour le seul contrôle des eaux potables, 12 800 points de captage d’eau superficielle devront être surveillés au niveau national et équipés en conséquence. Le besoin en échantillonneurs est de plusieurs milliers pour les 10 ans à venir.

Les capteurs passifs STRACES permettront de repousser plusieurs limites auxquelles se heurtent aujourd’hui les méthodes de prélèvements. Immergés en permanence, ils recueilleront en continu les contaminants, même à dose infime, sur des supports absorbants. Régulièrement relevés, ils seront analysés en laboratoire : connaissant le temps d’immersion, la température de l’eau, l’épaisseur et la surface de la couche de diffusion, la concentration du contaminant dans l’eau peut être calculée.

Par ailleurs, une technique très innovante d’analyse in-situ sera également testée : elle met en œuvre un spectromètre adapté à l’environnement marin développé par IFREMER.

Ces différentes techniques permettront de détecter non seulement les polluants les plus connus comme les métaux lourds, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs), les polychlorobiphénols (PCBs), mais aussi des perturbateurs endocriniens et des résidus pharmaceutiques présents dans l’eau à l’état de traces et qui peuvent encore présenter une activité biologique.

A terme, la mise en place d’échantillonneurs in situ automatisés, avec la possibilité d’un déclenchement sur alarme, par exemple après un coup de vent qui remet en suspension les contaminants, conduira à mettre sur pied une véritable surveillance de routine de ces traces à des points critiques : points de captage des eaux, points de rejets de stations d’épuration, écosystèmes côtiers sensibles (parcs ostréicoles), épaves polluantes, etc …

LES PARTENAIRES DE STRACES :

Les entreprises :

  • Anjou Recherche Maisons Laffitte (78): le laboratoire d’expertise chimie de Veolia Environnement est un leader mondial de l’ analyse des micro ou macro pollutions organiques notamment dans les boues, les eaux usées, les effluents industriels, les eaux potables.

  • FR Environnement Nautique Douarnenez (29) : spécialiste de l’aménagement portuaire, cette PME se mobilise pour le respect de l’environnement dans la filière du nautisme. Comme partenaire et conseil expert du pavillon bleu, elle intervient pour la qualité des ouvrages de traitement des aires techniques et de carénage et des bassins versants.

Les centres de recherche :

  • BRGM, Orléans (45) : co-coordinateur du projet, le BRGM est un acteur essentiel dans le domaine de l’eau, de la caractérisation et du suivi des polluants.

  • IFREMER Brest , co-coordinateur du projet, y engage 3 de ses départements : « Technologie des Systèmes Instrumentaux » (TSI), « Bio-géochimie et Eco-toxicologie (BE) » et « Essais et Recherche Technologique » (ERT). Une équipe du Centre de Toulon est responsable d’une partie du développement et des évaluations spécifiques à la Méditerranée.

  • CEDRE Brest : centre technique et scientifique, il apporte conseils et assistance aux autorités françaises dans le domaine de la pollution accidentelle des eaux et développe des programmes de R&D pour améliorer les méthodes et techniques de prévention et de lutte contre les pollutions accidentelles.

Contacts :

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